La logique impérialiste des puissants de ce monde triomphe sur le bien-être collectif de l'humanité. La main invisible du Marché décide chaque jour qui va vivre et qui va mourir. Et ce sont les plus démunis de la terre qui périssent, tandis que les puissants jubilent en imposant la privatisation du monde. La distribution équitable des biens sur cette planète est une chimère lointaine. On assiste à la destruction, par la misère, d'une partie grandissante de l'humanité. Pour que s'enrichissent honteusement deux pour cent de la population du globe, quatre-vingt-dix-huit pour cent doivent vivre misérablement.
À chaque jour, cent mille personnes meurent de faim sur la terre. Un nombre effarant de près d'un milliard d'êtres humains sont sous-alimentés. Toutes les sept secondes, un enfant meurt de faim dans le monde.
La moitié de la population mondiale, soit près de trois milliards de gens, doivent se loger, se nourrir, se soigner et s'instruire avec moins de deux dollars par jour. Sur ce nombre, un milliard et demi de miséreux subsistent avec moins de un dollar par jour.
Quatre personnes sur cinq, soit 4,6 milliards de gens, vivent dans des bidonvilles. Près d'un milliard d'entre eux ne savent ni lire, ni écrire.
Quatre-vingt-dix pour cent des personnes atteintes du sida, soit plus de trente millions, vivent dans le tiers monde. Quatorze mille cas apparaissent CHAQUE JOUR, sans que ces derniers ne reçoivent des soins adéquats. En 2003, plus de quinze millions d'enfants, dont quatre-vingt pour cent en Afrique, étaient des orphelins du sida. L'Unicef prévoit qu'ils seront plus de dix-huit millions en 2010.
Trois grandes menaces pèsent sur les enfants du monde : (1) la pauvreté, (2) les conflits armés et (3) le sida.
Plus d'un milliard d'enfants, soit plus de la moitié des enfants du monde, sont en péril (Unicef, le 9 décembre 2004).
Sur les cinquante-neuf conflits armés dans le monde, entre 1990 et 2003, cinquante-cinq ont été des guerres internes. Les victimes ont été surtout des femmes et des enfants. Sur trente-six millions de victimes, quarante-cinq pour cent étaient des enfants.
En l'an 2001 seulement, la misère et le sous-développement dans le monde, ont fait plus de cinquante-huit millions de victimes. Le manque de revenus, de nourriture, d'eau potable et d'accès aux soins médicaux, a causé plus d'un milliard d'invalidités graves et permanentes.
Sur le milliard et demi de personnes qui survivent avec moins de un dollar par jour dans les pays du tiers monde, cinq cent millions vont mourir avant d'avoir atteint l'âge de quarante-cinq ans.
Au Brésil, deux pour cent des propriétaires fonciers détiennent quarante-trois pour cent des terres arables, tandis que quatre millions et demi de familles de paysans sans terre, errent sur les routes, humiliées et misérables. Dans ce pays, cent millions de personnes vivent dans la plus grande pauvreté.
En Amérique Centrale, le nombre de personnes souffrant de la faim, a atteint le nombre incroyable de six millions et demi, sur une population totale de vingt-huit millions.
A Bombay, en Inde, la moitié de la population vit dans des bidonvilles et dans des conditions inhumaines.
Durant ce temps, les deux cent personnes les plus riches de la terre, voyaient leur patrimoine augmenter de quatre cent soixante-trois milliards en 1990, à mille milliards en 1999. Alors que ces riches augmentaient leurs revenus de soixante-deux pour cent, les pauvres voyaient le leur, diminuer de dix-sept pour cent.
La troisième guerre mondiale est en marche depuis un certain temps. C'est celle que livrent les puissants de ce monde contre les milliards de pauvres sur la terre. Les hommes politiques se sont évidemment rangés du côté des puissants.

